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Infrastrutures existantes
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Un seul équipement, localisé à l’Impérial College de Londres,  porte actuellement le nom d’Ecotron, mais plusieurs autres appartiennent à la même famille d’outils destinés à conditionner l’environnement d’organismes vivants dans  des systèmes plus ou moins complexes.


Le nom d’Ecotron est dérivé du mot Phytotron, utilisé pour la première fois en Californie en 1949 pour désigner un laboratoire expérimental d’étude des plantes constitué de pièces où les conditions environnementales (principalement lumière, température et humidité) pouvaient être manipulées.


Le mot phytotron a été construit en référence au cyclotron de Berkeley pour désigner un gros équipement destiné à l’étude des plantes (le suffixe ‘tron’ venant de électron, il n’a pas de sens étymologique direct dans phytotron ou écotron). Un écotron est dons un gros équipement destiné à  des études écologiques.

Un certain nombre de phytotrons sont actuellement en service dans plusieurs pays (le phytotron national de l’université de Duke aux Etats Unis, celui de l’université de McGill au Canada, celui du CSIRO à Canberra en Australie..), mais de nombreuses autres universités ou instituts ont des équipements assez similaires sous des noms différents (Biotron de l’université du Wisconsin à Madison ou de l’université suédoise d’agriculture à Alnarp, Plant Growth Facilities de l’université de California à Davis …)


Ce qui distingue les écotrons des phytotrons est d'une part que l’objet d’étude est élargi de la plante à l’écosystème, et d'autre part que leur fonction n’est plus seulement le conditionnement environnemental, mais aussi la mesure de certains paramètres du fonctionnement de l’écosystème. {mosimage}{mospagebreak}{mosimage}L’Ecotron mis en service en 1991 au Centre pour la Biologie des Populations de l’Imperial College à Ascot au sud de Londres comporte 16 chambres de 8 m3 accueillant chacune un écosystème de 1m² de surface. La simulation des conditions climatiques, notamment les transitions aube et crépuscule sont très soignées, mais la partie mesure est relativement peu développée.

Les résultats, très largement publiés, d’expérimentations originales sur le rôle de la biodiversité et sur l’impact des changements climatiques lui valent un grand succès international. Le dispositif EcoCELLs (Ecologically Controlled Enclosed Lysimeter Laboratories) installé à l’institut du désert à Reno (Nevada) à la fin des années 90 est comparativement beaucoup plus instrumenté et permet l’étude d’écosystèmes de taille dix fois plus grande (11m² de surface et 27 tonnes de sol chacun).