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Les changements climatiques, l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique, la perte de biodiversité, les modifications des systèmes hydrologiques et de l’approvisionnement en eau douce, la dégradation des sols et les pressions exercées sur les systèmes de production vivrière constituent des risques environnementaux de grande ampleur pour la santé humaine à l’échelle planétaire. L’appréciation de l’ampleur et de la nature des effets exercés sur la santé humaine nécessitait d’adopter une nouvelle perspective axée sur les écosystèmes et sur la reconnaissance du fait qu’à long terme, la bonne santé des populations repose en grande partie sur le maintien de la stabilité et du fonctionnement des systèmes de la biosphère qui sont indispensables à la vie. Cette perspective permet aussi d’apprécier la complexité des systèmes dont nous dépendons.
Les spécialistes des sciences de la vie sont de plus en plus préoccupés par le fait que les interventions humaines portent atteinte à la capacité des écosystèmes de procurer des biens tels que l’eau douce, les aliments, les produits pharmaceutiques, etc. et des services tels que l’épuration de l’air, de l’eau et des sols et le captage des polluants, etc. Le bouleversement des écosystèmes peut avoir des incidences sur la vie de diverses manières qui dépendent en outre de la vulnérabilité actuelle des populations locales et de leur capacité future à mettre en oeuvre des mesures d’adaptation. C’est dans les communautés les plus pauvres, qui ne disposent pas des «tampons» que les sociétés plus riches peuvent s’offrir, que les liens entre la modification des écosystèmes et la santé humaine sont les plus manifestes.
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